Pédagogie


Edgar Willems et l’éducation musicale et instrumentale

Durant sa vie (1890-1978) et à travers son oeuvre et son rayonnement, Edgar Willems a cherché à atteindre plusieurs buts humains et musicaux. Le plus important a consisté à établir les bases vivantes d’une véritable éducation destinée à harmoniser l’être humain par la musique, et à en favoriser l’épanouissement.
De par sa nature et ses virtualités profondes, l’enfant, comme d’ailleurs l’adolescent et l’adulte, possède en effet tous les éléments physiques, affectifs et mentaux nécessaires à toute pratique musicale et instrumentale. Il suffit de savoir les développer par une juste imprégnation la plus précoce possible et par une participation psychologique et musicale active et inventive.
Ce que l’on appelle « le don musical » est ainsi révélé, éveillé, puis amplifié grâce à un projet pédagogique, dont la progression, éprouvée depuis quelques décennies, s’étend sur plusieurs années.

Cette démarche, qui part à la fois des phénomènes musicaux et de la vie, permet au professeur d’éviter les exercices fastidieux qu  découragent les meilleures volontés, et de renoncer aux moyens « extramusicaux » qui encombrent la mémoire des élèves en créant peu à peu des obstacles insurmontables.
Dans l’idéal, une telle éducation peut commencer avant la naissance d’un enfant, puis dans la famille, à la crèche et à l’école. Elle se pratiqu  dans la joie des découvertes et des acquisitions auditives, vocales et rythmiques. Dans les écoles de musique, elle débute dès l’âge de trois ou quatre ans, voire plus tard (mais c’est dommage). Elle comporte quatre degrés d’évolution de plus en plus consciente et synthétique. Le troisième est de nature pré-solfégique et pré-instrumentale. Le quatrième est consacré au chant choral, au solfège et à l’étude d’un instrument.

Tout ce programme, présenté dans l’oeuvre d’Edgar Willems ainsi que dans un dossier panoramique établi par Jacques Chapuis, comprend l’éducation auditive, le développement du sens rythmique, le chant, les mouvements corporels, la lecture et l’écriture et beaucoup d’improvisation.
Il permet d’être ouvert à la musique de tous les temps et de tous pays.

J. Chapuis